sous le vernis la terre

On a bien creusé nos sillons
On a fait du mieux que l’on pouvait
Avec ce qu’il y avait entre nos doigts
Deux virgins mojitos
Une main qui passe matin après matin sur une épaule
Du rose qui remplace du vert foncé
Aller remplir un sac de course pour elle
Rire des douleurs et lui renvoyer les sourires qui lui sont chers
Respecter sa droiture à lui
Ou les récupérer avec un jeu entier de petites cuillères
On savait bien quel était le tour de qui
Regarder sans prononcer
Et savoir que c’est son tour à elle, en mesurant les évènements
Ce qu’on sait de ses limites.
Mais on a bien creusé nos sillons
Pelles, pioches, ou même les ongles
Avec sous nos vernis-remonteur de moral
La terre,
Nos murs,
Leurs peaux.
Si bien que c’en est presque étonnant
De s’aimer tous sans la douleur
D’être réunis par du bonheur et par des
« oh tu te cachais là ? oh c’est toujours nous ? »
j’ai hâte.

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