je me dore, à nouveau

après un faux départ, après des issues qui s’ouvrent en douceur,
on visite une aube, un petit matin dans le rose poudré, l’air frais, les piaillements des rapaces. On visite des plis, on soulève les pétales et on souffle sur les poussières des anciennes et  des anciens. Je viens entre ses plumes, il m’ouvre ses ailes comme on proposerait une danse nouvelle. J’y plonge en prenant garde de ne rien froisser, je guette les frissons et m’émerveille. Il m’ôte doucement mes chaussures -bienvenue- et rabats la couette et ses bras autour de moi. L’homme de la table 6, 5 ou parfois 21, l’homme intrigant, souriant, que je regarde encore comme cette jolie énigme qu’il me brûlait de percer. Il est tout proche, il est l’homme de toutes les tables, des murs et de nos campagnes respectives.
J’aime qu’il aime les bouts inhabituels de moi -chevilles, poignets, hanches ou dents. J’aime que la beauté soit inattendue. Toute cette tendresse est très inattendue, finalement.
La chanson Je me dore, d’Alain Bashung m’est apparue avec cet inattendu. Il en reste certainement d’autres à découvrir dans des vieux tiroirs.

Si vous voulez vous envoler, il ne faut pas écouter l’originale de Je me dore, mais la version live sur la Tournée des Grands Espaces. voila!

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