Poelvoorde, criquets et Bashung

Prenez une journée moisie, mais vraiment vraiment moisie. Avec AAAAaaaahrghh!… et Pffffpfpfffffff…. à la clé. Bon, maintenant imaginez qu’après plusieurs heures à pas savoir quoi faire de votre carcasse une amie vous propose de mater un DVD chez elle, vous dites oui bien sûr. Je me retrouve donc à moitié réveillée dans un appartement sombre et inconnu avec une vague odeur de bouffe qui plane, mais vu mon état même le fumet d’un fondant au chocolat m’aurait filé la nausée. On demande au compagnon de mon amie de nous mettre un DVD, je dis « plutôt pas compliqué et distrayant ». Il propose un truc avec Poelvoorde, la jaquette ne paye pas de mine mais on peut dire que cet acteur n’est pas connu pour son côté dépressif… Que nenni. Le générique aurait dû me mettre sur la voie: un nom qui apparaît toutes les 20 secondes (c’est long!!!!) sans musique. Le tout en noir et blanc bien bien contrasté, avec une famille de pauvres gugusses dont le père décide de leur faire gagner une voiture grâce à des records pourris, ou encore un personnage avec un sérieux problème congénital collectionneur de pigeons. Glauque, glauque, glauque. Va proposer « c’est arrivé près de chez vous » à un mec en lendemain de veille ou de rupture ou les deux, franchement.

Bon, ma copine se lève, va se préparer à manger et revient dans une odeur de friture avec un bol de trucs que j’ai d’abord pris pour des céréales. L’odeur aurait dû me mettre sur la voie, encore. Eh non: ce sont des criquets frits. Oui Madame. Et même que dans d’autres circonstances j’aurais pas fait uniquement semblant de goûter parce qu’il ne faut pas crever idiot. Mais là, avec toutes leurs têtes frites tournées vers moi, mes yeux non plus tristounets mais franchement abasourdis qui se reflétaient dans les leurs, non. Je me casse.

Le soir, changement de décor. Je suis chez Adé, et j’ai des discussions super youplalalalalaaa! au téléphone. On papote, on perssiffle, on se dit « raaaa ‘sont trop nuls » etc… et on se dit légitimement « tiens, pourquoi pas un peu de musique?! » Donc l’ordi est lancé, iTunes enclenché, et en aléatoire pour être surprise par les goûts éclectiques de mes amies. Ce salaud nous balance du Bashung (on ne peut écouter Bashung qu’en période de liesse totale, avec l’amour à la plageuh aouh tcha tcha tcha! sinon c’est jouer avec le feu, mes amis). NEXT. Re-Bashung. Re-NEXT. Quatre fois d’affilée, l’univers veut ma mort. On dort, et le matin 25 réveils se déclenchent vu que ma chère Adé a de légers problèmes pour se réveiller. Je les éteint au fur et à mesure, la laissant pioncer un peu. Je suis dans le silence en me demandant si je remue la masse de cheuveux à côté de moi et là: « aucuuuns expreeeesss ne m’emmmeèèneraaaa vers la félicitééééé »

Alain, tu es mort. Ca m’a rendue triste, mais tu es MORT. J’entend un petit rire sous la couette suivi de « je te jure que je ne fais pas exprès… » Mouais. J’attendais que Noir Désir et Brel débarquent armés de violons désaccordés.

Mais ça aurait pu être pire: j’aurai pu avoir le tiercé gagnant en simultané! Regarder un film glauque avec des criquets dans la bouche et du Bashung à fond la caisse simultanément.

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4 commentaires to “Poelvoorde, criquets et Bashung”

  1. J’en ris encore. Finalement, en ce qui me concerne, j’ai trouvé ce réveil « trop chouette ». Me marrer dès le matin, je t’assure (mes frères et les autres en témoigneraient volontiers), c’est vraiment pas dans mes cordes. Tu es un des 3 plus beaux réveils de cette année 2012 ma belle Aude (mes frères te vénèreraient j’en suis sûre, et les autres aussi)
    J’ose pas écrire ce que cette foutue lecture aléatoire ose encore passer au moment même où je t’écris. C’est quoi cette blague?? J’ai décidément rien compris aux math ni à la vie.
    Je t’embrasse

  2. Pourquoi bouder les criquets alors qu’on se lèche les babines à l’idée de manger des crevettes ?…mais, à part la carapace, cela n’a peut-être aucun rapport.
    Il n’y en a pas encore sur le marché de Dieulefit, les éleveurs bio du coin ne s’y sont pas encore essayés.
    En revanche, j’ai trouvé des mangues « sauvages » arrivées du Cameroun qui restent vertes et ne ressemblent pas trop à des mangues…à voir.

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