Archive for novembre, 2012

22 novembre 2012

Conférence de Nancy Huston, 1

J’ai quelque maîtres à penser, dans mon panthéon personnel. Même s’ils sont toujours vivants, hein, mon panthéon perso ne tient pas compte de ce genre de détails. Je pourrai vous citer Bashung, Emmanuel Carrère, Pina Bausch, Henri Bauchau… Nancy Huston en fait définitivement partie. J’ai beaucoup lu ses romans, j’en ai plus aimé que d’autres, j’ai lu certains essais, et en dépit du fait que certaines de ses problématiques me touchent plus que d’autres, j’ai toujous été frappée par son honnêteté, sa volonté d’aller fouiller dans les obscurités humaines, ce qu’on planque habituellement parce que les zones de flou nous font peur. Elle trouve des ambivalences et y plonge toute entière ce qui nous amène à lire des sentiments ambigus qui, en ce qui me concerne, me rassure et m’émeuvent. Je me sens personnellement plus touchée par la mère danseuse de son roman La virevolte qui se rend péniblement compte qu’entre ses enfants et la danse, elle ne peut choisir que la danse, que par un personnage de Marc Levy. 

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12 novembre 2012

« hummmm…. »

il y a des trucs qu’on referait bien, différemment, je ne sais pas. je pense effet papillon, et je me dis que certaines « erreurs de parcours », je leur ferais bien un câlin monumental, vu ce qu’elles m’ont apporté. Si ces erreurs me mènent vers ma bouclée, oursonne des abbruzzes, sourire mêlé de son « hummm…. » où il n’y a même pas besoin de sous-titre, que je les revivent 12 fois.

je me dis parfois que je suis une saleté de petite vernie. quand je vois ma bouclée, par exemple. Vic, Meriem, Adé, Lucie, Macha… et d’autres évidemment. Les honnêtes, les claires, celles au regard franc. les superwomens devant l’éternel. On a rit chacunes devant notre ordi quand je dévoile l’une de mes pages du moment. L’étonnement, les fous-rires, les regards tout droits et tout bienveillants au milieu des mèches. Je n’entend rien des remarques normales et habituelles, juste une question d’abord « tu es heureuse? » Merci d’avoir demandé, bordel.  et « lui, tu m’as dit que… mais toi aussi tu es….? » Tout discrètement, par petits mots dans la nuit. Oh oui, oui oui oui je suis.

Et puis on embraye sur les fringues, les discussions à peine codées chacune dans nos bulles, nos chez-nous, un peu plus lointains mais acquis que ce paramètre-là n’en est qu’un tout petit. On discute de fringues, parce que au milieu de toutes les merdes ou les joies on a toujours braqué une nouvelle paire de pompes ou un vernis pailleté pour se défendre ou se faire du bien. On rigole des méchants. On perssiffle sur les persifleurs.

Et aujourd’hui elle a son « hummm…. » quand je lui dis mes nouvelles grandes joies, elle ne valide pas, parce que j’ai pas besoin, elle me regarde être une grande, être heureuse, et me remercie de la rendre heureuse pour moi. Une main sur la mienne quand j’ose dire les choses qu’on ne dit jamais, presque à personne.

Ce soir je vais voir Adé, j’ai France pas loin dans la chambre à côté, et je sais que même loin des petits plats habituels d’anniversaire je serai dans mon coton, le Vieux Mila fera des bonnes bananes plantain et la bière coulera dans nos gosiers pour célébrer le fait que je grandis.