Archive for décembre, 2012

11 décembre 2012

Conférence de Nancy Huston, 2

Nancy-Huston-

Cette conférence, deuxième de ma Huston journée, s’intitulait

Eloge de l’identité faible et fluctuante. 

Un voyage qu’elle nous a préparer en plusieurs étapes, qu’elle a déja proposé notamment à Ghaza et Tel Aviv, il devait y en avoir des choses à dire.

Alors, quelles sont les facettes d’une personne qui peuvent la rendre fière? Le sexe, la famille, la couleur de peau, la religion, la langue… Nancy Huston vient du Canada, c’est pour le coup une identité faible et fluctuante, il est quasi impossible d’en tirer orgueil. Elle n’est pas ce qu’on peut appeler cowgirl. Elle est une fille. Et alors? C’est juste ainsi. Est-elle fière d’être mère? Non, c’est horripilant les mères fières, comme un second machisme. « Nous les femmes », ok pour ce qui est de l’ordre du militantisme, mais ce n’est pas une fierté. Elle n’est pas, au risque d’en décevoir certains, la petite cousine de John Huston, et elle n’a pas une fierté familiale terrible, sachant qu’elle serait peut-être la descendante par sa grand-mère d’un certain Duc Howard, mais ce dernier était connu pour tuer ses femmes. Bof, donc. Si elle avait été indienne, elle aurait été contrainte d’être fière de sa couleur, et aurait eu à parcourir un long chemin pour se débarrasser enfin de cette fierté. Mais elle est née blanche, et est heureuse de ne pas avoir à en être fière.

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11 décembre 2012

et les femmes toujours…

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je suis dans le métro, je porte un short sur des collants noirs, des bottes plates et une veste army avec une grosse capuche. Je suis assise et je lis Putain, de Nelly Arcan. Prostituée, suicidée à 35 ans et des poussières. En fait je dis un âge au hasard, mais et quoi? est-ce qu’à un moment on est suffisement vieux pour que le suicide puisse être banalisé?

Quoiqu’il en soit, je lis Nelly, et je passe mon temps à corner les pages, souligner, émarger…Je n’en suis qu’à une quarantaine de pages et mon coeur s’est serré déja une vingtaine de fois. Sur la couverture, une main dans une culotte, photo noir et blanc et en rose pétant, ce seul mot: Putain. Les éditeurs de Point ont bien fait leur boulot, non? De la dentelle, du joli, du rose violent et…? de l’autosatisfaction? 

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