Archive for ‘agu-touts et riens’

2 janvier 2013

2012

En 2012, petit compte-rendu

En Décembre 2011 je m’installe chez moi, je lâche du lest.
En Janvier mon neveu nait, ma Letti s’envole vers la Colombie et je tombe amoureuse.
En Février, je suis amoureuse et ça prend toute la place.
En Mars je fais une grosse exposition pour la journée de la femme.
En Avril, j’ai un peu mal au coeur, et je commence un grand chantier personnel.
En Mai, ça se dégage, j’y vois plus clair.
En Juin je fais du théatre, ma mère me rend visite, je vis l’été entre amis.
En Juillet, je fais la fête, et je vais faire un coucou à la Mer avec la smala.
En Août, je grimpe les montagnes avec Edmond, et je retrouve doucement Bruxelles.
En Septembre, je m’essaye un temps au études, je profite des derniers rayons entre amis, et ah oui! je tombe amoureuse.
En Octobre, je suis amoureuse et ça prend vraiment toute la place.
En Novembre, je débute une si chouette colocation, et je redécouvre que je sais dessiner.
En Décembre, je suis une sale petite vernie, je suis recouverte de cadeaux par la famille, les amis et l’amoureux.

2012

 

11 décembre 2012

et les femmes toujours…

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je suis dans le métro, je porte un short sur des collants noirs, des bottes plates et une veste army avec une grosse capuche. Je suis assise et je lis Putain, de Nelly Arcan. Prostituée, suicidée à 35 ans et des poussières. En fait je dis un âge au hasard, mais et quoi? est-ce qu’à un moment on est suffisement vieux pour que le suicide puisse être banalisé?

Quoiqu’il en soit, je lis Nelly, et je passe mon temps à corner les pages, souligner, émarger…Je n’en suis qu’à une quarantaine de pages et mon coeur s’est serré déja une vingtaine de fois. Sur la couverture, une main dans une culotte, photo noir et blanc et en rose pétant, ce seul mot: Putain. Les éditeurs de Point ont bien fait leur boulot, non? De la dentelle, du joli, du rose violent et…? de l’autosatisfaction? 

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12 novembre 2012

« hummmm…. »

il y a des trucs qu’on referait bien, différemment, je ne sais pas. je pense effet papillon, et je me dis que certaines « erreurs de parcours », je leur ferais bien un câlin monumental, vu ce qu’elles m’ont apporté. Si ces erreurs me mènent vers ma bouclée, oursonne des abbruzzes, sourire mêlé de son « hummm…. » où il n’y a même pas besoin de sous-titre, que je les revivent 12 fois.

je me dis parfois que je suis une saleté de petite vernie. quand je vois ma bouclée, par exemple. Vic, Meriem, Adé, Lucie, Macha… et d’autres évidemment. Les honnêtes, les claires, celles au regard franc. les superwomens devant l’éternel. On a rit chacunes devant notre ordi quand je dévoile l’une de mes pages du moment. L’étonnement, les fous-rires, les regards tout droits et tout bienveillants au milieu des mèches. Je n’entend rien des remarques normales et habituelles, juste une question d’abord « tu es heureuse? » Merci d’avoir demandé, bordel.  et « lui, tu m’as dit que… mais toi aussi tu es….? » Tout discrètement, par petits mots dans la nuit. Oh oui, oui oui oui je suis.

Et puis on embraye sur les fringues, les discussions à peine codées chacune dans nos bulles, nos chez-nous, un peu plus lointains mais acquis que ce paramètre-là n’en est qu’un tout petit. On discute de fringues, parce que au milieu de toutes les merdes ou les joies on a toujours braqué une nouvelle paire de pompes ou un vernis pailleté pour se défendre ou se faire du bien. On rigole des méchants. On perssiffle sur les persifleurs.

Et aujourd’hui elle a son « hummm…. » quand je lui dis mes nouvelles grandes joies, elle ne valide pas, parce que j’ai pas besoin, elle me regarde être une grande, être heureuse, et me remercie de la rendre heureuse pour moi. Une main sur la mienne quand j’ose dire les choses qu’on ne dit jamais, presque à personne.

Ce soir je vais voir Adé, j’ai France pas loin dans la chambre à côté, et je sais que même loin des petits plats habituels d’anniversaire je serai dans mon coton, le Vieux Mila fera des bonnes bananes plantain et la bière coulera dans nos gosiers pour célébrer le fait que je grandis.

19 octobre 2012

ailleurs

j’étais ailleurs, j’étais partie. Un peu plus loin, je suis allée visité une école, des pupitres et des voix de professeurs et puis, je ne vais pas dire « ça » s’est arrêté non. JE l’ai arrêté. J’étais partie à moto, à cheval, à Knock, à Paris ou Bogota, un peu de partout mais, toujours j’ai gardé en tête de liste « ne pas oublier l’agudeza ».

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19 septembre 2012

venir vers toi

ce soir, ma soeur de coeur, mon amie des temps anciens, j’ai rencontré ton chaman. J’ai rencontré ta langue, ta nourriture, tes rires de là-bas.

Tout nous y amène, R.et moi. On s’y prépare, on ne sait pas quand ni comment, mais on SAIT. La soupe poulet pomme de terre capres coriandre mais reste en bouche.

Les étreintes d’Oscar et ses éclats de rire avec R. aussi. Je te redécouvre, le voile des danses avec Madeleine, des remerciements chuchotés dans ma cuisine, des bougies qui s’allument partout dans mon appartement, de l’odeur de la lavande ou du Palo Santo, les méditations, les chants… Je te redécouvre avec bonheur, ma grande soeur, mon chaman à moi.

Je te verrai, ton enfant dans les bras, sourire comme le font les mères nouvelles et tu me prendras la main pour m’accompagner dans ton clan de femmes et m’y livrera tes secrets tandis que R. contemplera la montagne.

On t’aime.

26 août 2012

Montagne.


Je suis partie dans les montagnes, la main d’Edmond qui tient la mienne pour m’aider à enjamber les ruisseaux, ou pour tenir mon pinceau. Le monde s’est arrêté aux portes de Villars, à la porte avec la petite médaille Jean Baudoin, dorée, du temps de son père. Ici, nul besoin de trop se parler, de trop planifier, on se contente de passer, et de faire. Veux-tu faire ceci? Veux-tu faire cela? Il me regarde au plus profond, et en deux battements de cils il a tout compris, en deux mots il répare tout. « ton sentiment d’être une merde est toujours tellement proche de ta certitude d’être quelqu’un d’immense » il dit que je dessine des ombres, je cache. alors.

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7 juillet 2012

faire de la place

à toi, fille

tu comprend mieux ce qui te constitue, tes bases et tes socles, là où ça flanche un peu, où ça rouille déjà, et là où c’est déjà du vrai solide.

tu arrives mieux à voir où rajouter un peu de ciment, où foutre des coups de masse. à chaque vent de mauvaise augure qui se lève, tu sais maintenant que ce n’est que l’annonce d’un pas de plus à franchir et qui te mèneras vers ce que tu nommeras comme tu voudras, tu sais bien, ce bleu doré qu’arbore le ciel les soirs après la pluie. En ce moment, il fait encore jour à 23h, et ce soir le ciel s’ouvrait au dessus de tes jambes nues allongées sur ta terrasse encore trempée. 

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23 juin 2012

et pouf! c’est parti.

j’avais 15 ans, et ce fut le plus beau voyage de ma vie. 

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3 juin 2012

mon paramètre inconnu

je vis dans une fourmillière, mes antennes tendues vers mes frères et soeurs.

il est quelque part, au détour d’une gallerie, mon paramètre inconnu. Je pense à Duris dans les poupées russes, « il fallait passer par toutes les autres avant de trouver la plus belle, la bonne, la plus petite ». Je prend dans mon enceinte des poupons de passage, et durant un temps plus ou moins long nos mondes se mélangent. Leur images préférées, les musiques qu’ils me font découvrir, les robes qu’ils aiment voir former cette si franchissable barrière entre ma peau et leurs mains, tout ça imbibe ma vie. 

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17 mai 2012

des touts et des riens d’après-midi

mettre mes pieds dans l’Espignole avec Edmond, voir mon maillot de bain sécher à travers les jalousies, et aller boire un verre de vin blanc pétillant de Villars avec un livre d’été. s’étonner qu’un dessin ou un texte prenne du sens, sans qu’on l’ est vraiment cherché. caresser les joues pas rasées des hommes quand j’en suis amoureuse.

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