12 novembre 2012

« hummmm…. »

il y a des trucs qu’on referait bien, différemment, je ne sais pas. je pense effet papillon, et je me dis que certaines « erreurs de parcours », je leur ferais bien un câlin monumental, vu ce qu’elles m’ont apporté. Si ces erreurs me mènent vers ma bouclée, oursonne des abbruzzes, sourire mêlé de son « hummm…. » où il n’y a même pas besoin de sous-titre, que je les revivent 12 fois.

je me dis parfois que je suis une saleté de petite vernie. quand je vois ma bouclée, par exemple. Vic, Meriem, Adé, Lucie, Macha… et d’autres évidemment. Les honnêtes, les claires, celles au regard franc. les superwomens devant l’éternel. On a rit chacunes devant notre ordi quand je dévoile l’une de mes pages du moment. L’étonnement, les fous-rires, les regards tout droits et tout bienveillants au milieu des mèches. Je n’entend rien des remarques normales et habituelles, juste une question d’abord « tu es heureuse? » Merci d’avoir demandé, bordel.  et « lui, tu m’as dit que… mais toi aussi tu es….? » Tout discrètement, par petits mots dans la nuit. Oh oui, oui oui oui je suis.

Et puis on embraye sur les fringues, les discussions à peine codées chacune dans nos bulles, nos chez-nous, un peu plus lointains mais acquis que ce paramètre-là n’en est qu’un tout petit. On discute de fringues, parce que au milieu de toutes les merdes ou les joies on a toujours braqué une nouvelle paire de pompes ou un vernis pailleté pour se défendre ou se faire du bien. On rigole des méchants. On perssiffle sur les persifleurs.

Et aujourd’hui elle a son « hummm…. » quand je lui dis mes nouvelles grandes joies, elle ne valide pas, parce que j’ai pas besoin, elle me regarde être une grande, être heureuse, et me remercie de la rendre heureuse pour moi. Une main sur la mienne quand j’ose dire les choses qu’on ne dit jamais, presque à personne.

Ce soir je vais voir Adé, j’ai France pas loin dans la chambre à côté, et je sais que même loin des petits plats habituels d’anniversaire je serai dans mon coton, le Vieux Mila fera des bonnes bananes plantain et la bière coulera dans nos gosiers pour célébrer le fait que je grandis.

19 octobre 2012

ailleurs

j’étais ailleurs, j’étais partie. Un peu plus loin, je suis allée visité une école, des pupitres et des voix de professeurs et puis, je ne vais pas dire « ça » s’est arrêté non. JE l’ai arrêté. J’étais partie à moto, à cheval, à Knock, à Paris ou Bogota, un peu de partout mais, toujours j’ai gardé en tête de liste « ne pas oublier l’agudeza ». Lire la suite

19 septembre 2012

venir vers toi

ce soir, ma soeur de coeur, mon amie des temps anciens, j’ai rencontré ton chaman. J’ai rencontré ta langue, ta nourriture, tes rires de là-bas.

Tout nous y amène, R.et moi. On s’y prépare, on ne sait pas quand ni comment, mais on SAIT. La soupe poulet pomme de terre capres coriandre mais reste en bouche.

Les étreintes d’Oscar et ses éclats de rire avec R. aussi. Je te redécouvre, le voile des danses avec Madeleine, des remerciements chuchotés dans ma cuisine, des bougies qui s’allument partout dans mon appartement, de l’odeur de la lavande ou du Palo Santo, les méditations, les chants… Je te redécouvre avec bonheur, ma grande soeur, mon chaman à moi.

Je te verrai, ton enfant dans les bras, sourire comme le font les mères nouvelles et tu me prendras la main pour m’accompagner dans ton clan de femmes et m’y livrera tes secrets tandis que R. contemplera la montagne.

On t’aime.

26 août 2012

Montagne.


Je suis partie dans les montagnes, la main d’Edmond qui tient la mienne pour m’aider à enjamber les ruisseaux, ou pour tenir mon pinceau. Le monde s’est arrêté aux portes de Villars, à la porte avec la petite médaille Jean Baudoin, dorée, du temps de son père. Ici, nul besoin de trop se parler, de trop planifier, on se contente de passer, et de faire. Veux-tu faire ceci? Veux-tu faire cela? Il me regarde au plus profond, et en deux battements de cils il a tout compris, en deux mots il répare tout. « ton sentiment d’être une merde est toujours tellement proche de ta certitude d’être quelqu’un d’immense » il dit que je dessine des ombres, je cache. alors. Lire la suite

26 août 2012

Mer

je suis partie longtemps, j’ai été visité des cartes postales. La Mer, avec ma mère. La Mer, et mon père qui y plonge pour aller rejoindre les grands philosophes antiques, les penseurs comme lui. Mon père qui me dit qu’il ne faut pas un grand effort d’imagination, lorsqu’on se trouve au milieu des pins parasols, avec les vagues qui se brisent contre les récifs rouges de la côte pour se retrouver des siècles plus tôt, et que tout ça sera encore là bien après nous. La Mer, dans laquelle j’avance seule en pleine nuit. Je regarde au loin, juste deux tons de noir différents. Juste du sombre avec une encre plus matte que l’autre. Patti Smith chante dans mes oreilles « the sea, the possibility », je danse toute seule dans l’eau, la rumeur du village a disparu. J’ai peur, un peu, en m’enfonçant dans le noir de l’eau, sous le noir de la nuit. Ma peau est sèche, là-bas, je garde le sel et le sable le plus longtemps possible, mes cheveux sont de la paille blonde, je sèche et pourtant je deviens énorme. La Mer. Lorsque je la retrouve je pense « salut toi. » Laurier-fleur, eucalyptus, pins, thym, cigale. J’arrive, je viens de partout à la fois et pourtant je pense « maison ».

Je suis allée marcher dans la campagne avec ma mère, la nature est venue jusqu’à mes pieds. J’ai été dérangé les chevreuils, les chamois, cheveux ou sauterelles. On prend la route toutes les deux avec nos musiques dans les oreilles, sans climatisation mais juste cet air qui sent la lavande partout, chez nous.

7 juillet 2012

faire de la place

à toi, fille

tu comprend mieux ce qui te constitue, tes bases et tes socles, là où ça flanche un peu, où ça rouille déjà, et là où c’est déjà du vrai solide.

tu arrives mieux à voir où rajouter un peu de ciment, où foutre des coups de masse. à chaque vent de mauvaise augure qui se lève, tu sais maintenant que ce n’est que l’annonce d’un pas de plus à franchir et qui te mèneras vers ce que tu nommeras comme tu voudras, tu sais bien, ce bleu doré qu’arbore le ciel les soirs après la pluie. En ce moment, il fait encore jour à 23h, et ce soir le ciel s’ouvrait au dessus de tes jambes nues allongées sur ta terrasse encore trempée.  Lire la suite

23 juin 2012

et pouf! c’est parti.

j’avais 15 ans, et ce fut le plus beau voyage de ma vie.  Lire la suite

23 juin 2012

une bonne surprise dans la nuit

j’entends son rire traverser la jungle et l’océan pour venir résonner à mes oreilles Lire la suite

3 juin 2012

mon paramètre inconnu

je vis dans une fourmillière, mes antennes tendues vers mes frères et soeurs.

il est quelque part, au détour d’une gallerie, mon paramètre inconnu. Je pense à Duris dans les poupées russes, « il fallait passer par toutes les autres avant de trouver la plus belle, la bonne, la plus petite ». Je prend dans mon enceinte des poupons de passage, et durant un temps plus ou moins long nos mondes se mélangent. Leur images préférées, les musiques qu’ils me font découvrir, les robes qu’ils aiment voir former cette si franchissable barrière entre ma peau et leurs mains, tout ça imbibe ma vie.  Lire la suite

30 mai 2012

tout doucement, palalalalalalalalalaaaaaaaa….